Santé et voyage : Mieux vaut prévenir que guérir.

Santé et voyage : Mieux vaut prévenir que guérir.

Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres, j’ai décidé de vous écrire un petit article sur le thème de la santé (ça tombe bien puisque c’est un peu mon domaine initial…). Comme dirait mon mari : « Des pieds au nombril, Nifluril. Du nombril aux dents, Dafalgan! ». Pas aussi simple! Partir en vacances rime souvent avec détente et sérénité. Malheureusement, il peut arriver que notre corps ne nous suive pas et n’en fasse qu’à se tête! Voici donc une petite liste non exhaustive pour pallier à ces petits effets indésirables sur nos vacances…

1. La trousse de secours.

M20000819109 2 200x200 Santé et voyage : Mieux vaut prévenir que guérir.À ne surtout pas négliger, car elle vous évitera bien des désagréments. La trousse de secours est bien entendu à adapter en fonction de la destination et de chacun, mais restera quand même similaire dans son contenu pour partir l’esprit tranquille. Il est à noter que certains de ces médicaments ne sont disponibles que sous ordonnance d’un médecin alors n’hésitez pas à consulter avant votre départ et profitez-en pour vous faire faire un petit check-up !

- I. Problèmes gastriques :

La bête noire de tout voyageur qui se respecte. En effet, il est assez courant que le changement  d’alimentation provoque des « urgences » gastriques et plombe complètement l’ambiance romantique et glamour de votre lune de miel… Malheureusement, il n’existe pas encore de moyens pour prévenir ces risques, malgré les conseils hygiénodiététiques habituels : boire de l’eau en bouteille, éviter les aliments crus, préférer les légumes épluchés… Mais je crains que cela ne suffise pas. Pire, vous vous retrouvez à être plus préoccupé par la géolocalisation des toilettes (peut-être une future  idée d’application iPhone…) que par les visites  et si vous vous retrouvez au milieu du désert ou au sommet du mont Fuji vous n’aurez d’autre choix que de mettre votre dignité de coté… D’autre part, je mets au défi quiconque d’expliquer ses symptômes au pharmacien Thaï ou Japonais sans se retrouver avec des pilules quelque peu douteuses… Prévoyez donc un antidiarrhéique comme le « Tiorfan » et un antiémétique tel que le « Vogalène » ou le « Primpéran », le tout associé à du « Spasfon » pour les maux d’estomac et le tour est joué! Ce n’est pas grand-chose, mais ça peut  sauver votre voyage tant attendu!

- II. Problème articulaire/musculaire :

Et j’en parle en connaissance de cause! À part rester cloué à l’hôtel, vous n’aurez plus d’autre alternative pour profiter de votre séjour. Avec un peu de chance, votre résidence aura une piscine ce qui vous permettra de vous relaxer si votre état n’est pas trop critique. Pensez donc à prendre des anti-inflammatoires types « Bi-Profenid » et des décontractants musculaires. Pour les malchanceux qui combineront le I et le II, faites-vous exorciser avant tout traitement…

- III. Le paracétamol :

Parce qu’il fonctionne pour tout type de douleur et même la fièvre, le paracétamol vous dépannera en toutes circonstances. Migraines, douleurs articulaires, ou autres, c’est un peu le couteau suisse des médicaments. Indispensable dans votre trousse de secours.

6094399 pas de vente de medicament en grande surface pour le gouvernement Santé et voyage : Mieux vaut prévenir que guérir.

- IV. Syndrome grippal :

En ce qui me concerne, je trouve que l’Actifed jour et nuit marche très bien, et offre un double avantage, car il vous aidera à surmonter le « jet-lag » (« décalage horaire » pour les non initiés à la langue de Shakespeare). Si vous souhaitez quelque chose de moins fort, préférez les traitements homéopathiques vendus en pharmacie et parapharmacie.

- V. Chimioprophylaxie antipaludique

Selon les pays : Si vous partez dans des pays d’Afrique ou d’Asie, un antipaludéen comme la Doxycycline ou la Nivaquine vous sera prescrit. Respectez bien les consignes de votre médecin sous peine d’être infecté par le paludisme. Ne sous-estimez pas non plus cette pathologie, elle est toujours mortelle même en 2013 et vous ne serez pas immunisé du fait de la durée de votre séjour ou de votre antimoustique de compétition! En général, le traitement commence le premier jour du voyage et se termine un mois après le retour en métropole. Signalez à votre médecin que vous avez séjourné en zone à risque et surveillez tout signe de fièvre au retour qui doit être considéré comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire. Pour savoir si votre destination se trouve dans une zone à risque, rendez-vous sur le site de l’institut Pasteur.

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2. La vaccination.

Au même titre que le paludisme, la vaccination n’est pas à négliger lorsque l’on s’aventure hors des sentiers battus. Pour savoir quels vaccins sont obligatoires ou recommandés pour votre voyage, rendez-vous sur le site de l’institut pasteur. La fièvre jaune est obligatoire pour vous rendre dans certains pays d’Afrique et vous pouvez vous voir refusé à l’embarquement si votre carnet de vaccination international n’est pas à jour. Ce vaccin ne se fait que dans des centres agréés ( cliquez sur ce lien pour voir la liste des centres agrées par département). Il est recommandé de se faire vacciner au moins 15 jours avant le départ pour que le vaccin soit efficace.

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3. La carte européenne d’assurance maladie.

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Valable un an, la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) peut être délivrée sur simple demande via le site internet de l’assurance maladie. Elle vous permettra d’être pris en charge durant votre séjour et de limiter les frais à avancer en cas de coup dur. Demandez-la au minimum 15 jours avant votre départ. Le cas échéant, prenez directement contact avec votre caisse d’assurance maladie afin qu’elle vous délivre un certificat qui vous couvrira pour la durée de votre séjour.

La CEAM étant individuelle et nominative, chaque membre de la famille doit avoir la sienne, y compris les enfants. On peut la demander sur place en se rendant dans sa caisse d’assurance maladie, par téléphone en composant le 36 46 ou par Internet en se connectant sur le site Ameli.

4. Et si cela ne suffisait pas?

Malgré toutes ces recommandations, il peut arriver que cela ne suffise pas. Dans ce cas, il vous faudra  consulter un médecin local.

Pour l’avoir testé au Canada, on se rend très vite compte de la chance et de l’exception de notre système de santé français. Après avoir pris rendez-vous dans un cabinet le matin en me déplaçant, j’ai dû payer la consultation d’avance pour valider ma réservation qui avait lieu en fin d’après-midi… et cash qui plus est! (c’est un moyen radical contre les désistements de dernière minute!) Soit la modique somme de 80Euros !!! Juste pour prendre un rendez-vous! Une fois la consultation effectuée, il vous faudra récupérer les traitements en pharmacie ce qui nous a coûté environ 20 euros. Donc si on fait les calculs, une bonne gastro-entérite nous aura coûté … 100 euros!! Ca fait ch… c’est le cas de le dire!

Mais heureusement, vu que nous avons un très bon système de santé en France, j’ai envoyé à mon retour toutes ces factures à ma caisse d’assurance maladie et à ma mutuelle qui m’ont intégralement remboursée. Rien que pour ça nous pouvons le dire : Vive la France!

 

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